Dégât des eaux : arrêter l'eau, puis constituer le dossier
Un dégât des eaux se traite en deux temps qu'il ne faut pas mélanger : arrêter ce qui coule, puis constituer le dossier qui permettra d'être indemnisé. Le premier geste, couper l'eau et limiter les dégâts, relève du plombier. Le second, réunir constat, déclaration et expertise, relève de l'assurance. Arrêter la cause ne veut pas dire indemniser les dommages, et les deux étapes suivent un ordre précis.
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Dites ce qui se passe : on vous indique ce qui peut être tenté sans risque, et si un déplacement est nécessaire.
Ce qu'il ne faut pas faire en attendant
- Éponger ou nettoyer avant d'avoir photographié les dégâts. Les photos datées, prises avant tout nettoyage, sont la preuve la plus utile pour l'expert et pour l'assurance.
- Jeter les pièces remplacées par le plombier ou les objets endommagés par l'eau. L'expert doit pouvoir les examiner avant qu'ils ne disparaissent.
- Rouvrir l'eau pour vérifier si la fuite s'est arrêtée. Si elle continue, elle continuera sans personne devant, et les dégâts s'étendront.
- Attendre pour couper l'électricité si l'eau se rapproche d'une prise, d'un appareil branché ou d'un tableau électrique. Ce geste passe avant tout le reste.
L'ordre des gestes dans la première heure
Face à un dégât des eaux, l'ordre des gestes compte autant que les gestes eux-mêmes. Chaque étape protège la suivante.
- Couper l'eau, au robinet d'arrêt du logement ou, si le point de fuite n'est pas identifiable, au robinet général de l'immeuble.
- Couper l'électricité de la zone touchée si l'eau se rapproche d'une prise, d'un appareil branché ou du tableau électrique. En cas de doute, couper le disjoncteur général.
- Protéger et évacuer ce qui peut l'être : mobilier, appareils électroménagers, objets de valeur, papiers.
- Photographier les dégâts avant d'éponger ou de nettoyer. Une fois l'eau épongée, la preuve de l'étendue réelle du sinistre disparaît avec elle.
Prévenir le voisin et remplir le constat amiable
Quand l'eau vient de chez vous ou va chez un voisin, prévenez-le dès que possible : il doit pouvoir couper l'eau et l'électricité de son côté, et constater les dégâts pendant qu'ils sont visibles.
Le constat amiable dégât des eaux décrit les logements touchés, l'origine présumée du sinistre et les dommages constatés. Il se remplit à deux, ou à plusieurs si plusieurs logements sont concernés, et chaque partie en garde un exemplaire signé.
Déclarer le sinistre à votre assurance
La déclaration se fait dans les délais prévus au contrat d'assurance habitation. Passé ce délai, l'assureur peut refuser la prise en charge : mieux vaut déclarer sans attendre d'avoir toutes les réponses, quitte à compléter le dossier ensuite.
Le dossier comprend le constat amiable s'il y en a un, les photographies prises avant nettoyage, et la facture de l'intervention du plombier qui a arrêté la fuite. Conservez les pièces remplacées et les objets endommagés jusqu'au passage de l'expert : il peut les demander.
Recherche de fuite et dossier d'assurance : deux étapes distinctes
La recherche de fuite consiste à identifier l'origine exacte d'une infiltration ou d'une canalisation percée, souvent invisible depuis le point où l'eau apparaît. C'est un travail de plombier, qui se déclenche indépendamment du dossier d'assurance : il faut arrêter la cause avant qu'elle ne s'aggrave, que l'assurance ait statué ou non.
L'assurance intervient ensuite pour indemniser les conséquences du sinistre : peinture abîmée, plafond taché, sol gonflé. Selon le contrat, une partie du coût de la recherche de fuite elle-même peut être prise en charge, ce qui se vérifie avec votre assureur au moment de la déclaration.
La convention IRSI, pour les sinistres entre voisins ou en copropriété
Quand un dégât des eaux touche plusieurs logements ou implique une partie commune, la convention IRSI organise la répartition entre les assureurs concernés : celui de l'occupant à l'origine du sinistre, celui du voisin touché, et celui de la copropriété si une partie commune est en cause.
Cette convention fixe qui gère le dossier et selon quelles règles, sans que vous ayez à négocier directement avec l'assurance du voisin ou du syndic. Elle ne change rien à ce qui doit être fait tout de suite : couper l'eau reste la première urgence, quel que soit l'assureur qui prendra en charge la suite.
Ce qui relève du plombier, ce qui relève de l'assurance
Le plombier arrête la cause : il coupe, il répare ou il remplace ce qui fuit, et il peut réaliser la recherche de fuite si l'origine n'est pas visible. Son intervention se facture comme un dépannage, indépendamment de la suite donnée par l'assurance.
L'assurance indemnise les dommages : ce qui a été abîmé par l'eau, selon les garanties du contrat et après passage éventuel d'un expert. Ces deux rôles ne se substituent pas l'un à l'autre : attendre l'accord de l'assurance pour arrêter une fuite active revient à laisser le sinistre s'aggraver pendant l'attente.
Dégât des eaux : questions fréquentes
Faut-il attendre l'accord de l'assurance avant de faire intervenir un plombier ?
Qui prévenir en premier, le plombier ou le voisin ?
Que fait la convention IRSI concrètement ?
Puis-je jeter les objets endommagés une fois le plombier passé ?
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Faire intervenir un plombier
Trois informations suffisent pour organiser l'intervention : la nature du problème, le code postal et un numéro où vous joindre.